La lampe et le matin

Posté le 3 mai 2008

Tu es comme le matin.
Je suis la lampe qui brille,
Seule, à l’aube. Souris- moi,
Et je donnerai ma vie.
Tel est le deuil de mon cœur,
Pour les boucles de ta tête
Que ma tombe fleurira
D’un tapis de violettes.
Je me tiens, les yeux ouverts,
Sur le seuil de ton désir,
Dans l’attente d’un regard,
…mais de moi tu te retires.
Merci. Que Dieu te protège,
O cohorte de douleurs,
Car, lorsque je serai seul,
Tu resteras dans mon cœur !
De mes yeux je suis l’esclave,
Lorsque, malgré ma noirceur,
Le compte de mes chagrins
Leur fait verser mille pleurs.
Mon idole se dévoile
Aux regards de tout le monde,
Mais personne ne surprend
Tant de grâce, que moi seul.
Mon amour, comme le vent,
Quand tu passes sur ma tombe,
Dans ma fosse, de désir,
Je déchire mon linceul….

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